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Les délégués se réunissent au Sommet de l’Espace numérique de la Méditerranée pour discuter de l’écart numérique, économique et social

La solidarité numérique est désormais considérée comme une composante indispensable à la réalisation d'un développement équitable et durable

 


Cecile Molinier, Directerice du Bureau de Liaison de Genève du PNUD, adresse les délégués au Sommet de l'Espace Numérique Méditerranéen.

Genève / Malaga Le Programme des Nations Unies pour le développement et la Municipalité de Malaga ont clôturé en ce jour les travaux du Sommet de l’Espace numérique de la Méditerranée, qui a rassemblé un grand nombre de parties prenantes, venues d’horizons divers pour discuter, débattre et décider des moyens à mettre en œuvre pour réduire les écarts numérique, économique et social entre les pays du bassin méditerranéen.     

Le Sommet était parrainé par l’Agence andalouse de la coopération internationale pour le développement et le Fondo Andaluz de Municipios para la solidaridad internacional (FAMSI), un réseau de municipalités andalouses ayant contracté un partenariat avec le PNUD pour appuyer le développement local.

Le maire de Malaga, Francisco de la Torre, a déclaré être fondamentalement convaincu que les nouvelles technologies émergentes du 21ème siècle « présentaient un potentiel prometteur pour combler les écarts numérique et socioéconomique séparant un milliard de nantis de cinq milliards de défavorisés ». 

Joaquin Rivas Rubiales, directeur de l’Agence andalouse de la coopération internationale pour le développement, placée sous l’autorité du Gouvernement régional d’Andalousie, s’est fait écho des remarques du maire. « Ces nouvelles technologies nous aideront à renforcer nos résultats en matière de développement », a-t-il déclaré. « Les technologies de l’information et des communications sont au cœur de notre stratégie de coopération décentralisée, destinée à appuyer les communautés dans les pays en développement pour la réalisation de leurs objectifs en matière de développement », a-t-il indiqué.

« Plus on investit dans le développement des technologies de l’information et des communications, plus notre PIB augmente », a déclaré Taïeb Debbagh, secrétaire général du Département de la Poste, des Télécommunications et des Technologies de l’information au sein du gouvernement du Royaume du Maroc.   « Au fur et à mesure que notre PIB augmente, nous devenons de mieux en mieux armés pour relever les défis de la pauvreté », a-t-il expliqué.

Dans son discours d’ouverture lors du Sommet, Taïeb Debbagh a indiqué que les nouvelles technologies avaient amélioré la gouvernance à plus d'un titre, notamment par le biais de l’amélioration de l'intégrité et de la transparence du gouvernement, tout en réduisant les délais de fourniture de services de 40 pour cent en moyenne.

S’exprimant au nom des Nations Unies, Cécile Molinier, directrice du bureau du PNUD à Genève, a reconnu que les technologies de l’information et des communications n’allaient pas en soi solutionner tous les problèmes de la région,  « mais qu’elles sont susceptibles de nous aider à trouver les moyens nécessaires pour cela. La technologie est un outil à double tranchant, qui peut renforcer ou entraver nos efforts en vue de la réalisation de nos objectifs de développement », a-t-elle déclaré.  « Ces technologies peuvent aussi bien combler le fossé ou au contraire, contribuer à l’élargir.  Il nous appartient de décider du type d’influence que nous voulons privilégier », a-t-elle ajouté.

Selon Cécile Molinier, le Sommet de Malaga offre un excellent exemple de ce que le Secrétaire des Nations Unies appelle une « solidarité internationale par le biais d’un multilatéralisme nouveau ». « Les efforts de développement sont stériles tant qu’ils n’engagent ni n’impliquent l'ensemble des secteurs de la société ainsi que chaque individu à titre personnel », a-t-elle précisé.
Mme Molinier a ensuite expliqué que l'Initiative EUMEDCONNECT en faveur d’une Société de l’information euro-méditerranéenne (ISI@MED), qui illustre parfaitement la nouvelle forme de partenariat que le Secrétaire général appelle de ses vœux, renforce et appuie les efforts de développement dans la région méditerranéenne, grâce à une utilisation efficace et efficiente des technologies de l’information et des communications. Lancée en janvier 2009 et gérée par le bureau du PNUD à Genève, l’initiative ISI@MED fait l’objet d’une mise en œuvre en deux phases (2009-2011 et 2011-2013). Elle s'articule autour de trois gammes de services distinctes, destinées à traiter respectivement les défis du développement local, la modernisation des services publics et l'amélioration de la capacité de planification stratégique, ainsi que l’habilitation et l’emploi des jeunes. 

Dans le cadre du Sommet de Malaga, des délégués de l'Alliance Mondiale des Villes contre la Pauvreté ont organisé une session préliminaire qui a réuni des représentants de plusieurs villes européennes, afin de préparer le prochain forum de l’Alliance, qui se tiendra à Rotterdam du 24 au 26 février 2010. Ces villes qui ont à leur actif des exemples de bonnes pratiques pour répondre aux défis posés par l’environnement urbain incluent Florence (sur le thème de l’eau), Rotterdam (sur le thème du changement climatique), Huy (en matière de diversité) et Nantes (sur le thème des droits de l’homme).  Malaga a été admise au sein de cette liste en sa qualité de Ville d’excellence pour les technologies de l’information et des communications et élabore, à ce titre, une plate-forme collaborative virtuelle qui permettra aux villes situées sur le pourtour du bassin méditerranéen d’identifier les meilleures pratiques et d’échanger les informations y afférentes.

En clôturant le Sommet de Malaga, Cécile Molinier a déclaré que l’exploitation des nouvelles technologies n’était pas une option mais une obligation. « La région de la Méditerranée est caractérisée par la richesse et la diversité des meilleures pratiques qui y sont menées en matière de réduction et d’élimination de la pauvreté », a-t-elle indiqué.  « La résolution du problème à l’échelle de la région, voire du monde, consiste bien souvent à relier les morceaux du puzzle. Les nouvelles technologies de l’information et des communications ainsi que la plate-forme collaborative proposée par la Ville de Malaga sont à même de nous aider à accomplir ce but, et à renforcer nos liens, car c'est ensemble que nous pourrons réussir à réaliser le nouveau multilatéralisme susceptible d'accélérer nos efforts et d’optimiser nos résultats », a-t-elle dit en conclusion. 

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