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L’accélération du développement humain en Afrique subsaharienne repose en grande partie sur les pays du Sud

rapport sur le developpement humain: pays du sud et Afrique subsaharienne


HDR 2013

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Mexico City, le 14 mars 2013 – Selon le Rapport sur le développement humain 2013, l’Afrique subsaharienne peut atteindre des niveaux de développement humain élevés si elle renforce ses relations avec d’autres régions du Sud. Le Rapport sera officiellement présenté aujourd’hui à Mexico par Helen Clark, l’Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), et le Président du Mexique, Enrique Peña Nieto.

 

Le Rapport, « L’essor du sud : le progrès humain dans un monde diversifié », montre qu’au cours de la dernière décennie, l’Afrique est la deuxième région présentant la croissance la plus élevée en termes d’indice de développement humain après l’Asie du Sud.


Le Rapport emploie le terme « le Sud » pour désigner les pays en développement et « le Nord » pour les pays développés.


« L’Afrique a atteint des taux de croissance économique soutenus dans une période de relations renforcées avec les économies émergentes », déclare Tegegnework Gettu, directeur du PNUD pour l’Afrique. « Mais les progrès ont été globaux, avec des améliorations significatives dans d’autres dimensions du développement humain, notamment la santé et l’éducation ».


Comparée à d’autres régions, l’Afrique subsaharienne présente l’IDH national moyen le plus faible – même si onze des 14 pays qui ont enregistré une progression de leur IDH supérieure à deux pour cent annuels depuis 2000 appartiennent à cette région. Ce peloton de tête de l’IDH inclut divers pays avec ou sans ressources, ainsi que des économies diversifiées et des économies très performantes basées sur l’agriculture, notamment l’Angola, l’Éthiopie, Maurice, le Rwanda, l’Ouganda et enfin la Sierra Leone qui présente la deuxième meilleure progression de l’IDH depuis 2000 à l’échelle mondiale.

 

Ces progrès sont survenus dans le cadre d’un essor du commerce, des investissements et de la coopération au développement avec des économies émergentes comme le Brésil, la Chine et l’Inde qui ont réussi à sortir de la misère des millions de personnes. Entre 1992 et 2011, par exemple, les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique subsaharienne sont passés de 1 milliard à plus 140 milliards de dollars.

Certains pays d’Afrique ont également renforcé leurs relations avec d’autres partenaires de diverses régions, notamment les fonds basés dans les États arabes ou les entreprises sud-américaines.

 

S’ajoutant aux relations existantes avec des partenaires bilatéraux, ces liens ont permis de stimuler les exportations, créer des emplois et financer les infrastructures nécessaires sur le continent. Par ailleurs, de nombreuses nations africaines ont su tirer parti des financements, technologies, marchés et savoir-faire nouveaux pour stimuler leurs économies. Maurice a, par exemple, créé des zones spéciales dédiées aux exportations et obtenu ainsi des progrès significatifs dans les secteurs de la fabrication et des services.

 

Comme le souligne le Rapport, le secteur de la chaussure éthiopien et les entreprises de fabrication de plastique du Nigéria ont pu faire face à la forte concurrence des économies émergentes.

 

De plus, les leçons apprises et les expériences puisées hors d’Afrique, mais de plus en plus dans la région elle-même, ont permis de créer de nouvelles opportunités pour les pauvres. Notamment, les téléphones portables fabriqués en Asie ont rendu l’accès aux services bancaires par téléphonie portable moins cher et plus facile, tout en favorisant de meilleurs résultats commerciaux et en augmentant les revenus des petits fermiers, notamment au Kenya, au Niger et en Ouganda.


Des médicaments abordables et des équipements médicaux provenant du Brésil et d’Afrique du Sud, ainsi que les investissements indiens et chinois dans des hôpitaux, ont conduit à des améliorations considérables dans le secteur de la santé.


Le succès de nombreux pays africains remet en question les idées sur la façon d’atteindre des niveaux de développement humain élevés. Le Rapport estime que ces progrès sont plus solides dans des pays avec un leadership fort, ouverts aux marchés et ayant engagé des politiques sociales innovantes.


Grâce aux investissements ciblés dans le secteur de la santé, l’espérance de vie en Afrique subsaharienne a augmenté de 5,5 ans entre 2000 et 2012, se situant à 55 ans, alors qu’elle avait stagné entre 1990 et 2000, notamment en raison de la pandémie de VIH et de SIDA. L’éducation est un autre secteur où les progrès sont remarquables. Le Rapport examine les améliorations en matière d’accès aux services de santé au Rwanda à travers l’assurance santé locale et les vagues de réformes éducatives successives au Ghana et en Ouganda.


Selon le Rapport, si l’on veut maintenir ou même accélérer la dynamique de l’IDH en Afrique subsaharienne au cours des prochaines décennies, les pays de la région doivent encore réduire les inégalités, en se centrant tout particulièrement sur les jeunes, les femmes et les populations marginalisées. Les données présentées par
le Rapport montrent que la région présente notamment les niveaux les plus élevés au monde d’inégalité en termes de normes sanitaires.


Selon le Rapport, les pays africains devraient créer jusqu’à 72 millions d’emplois d’ici 2020. La population de la région ne cessant d’augmenter, stimuler la création d’emplois requiert non seulement une accélération de la croissance économique, mais aussi un investissement dans l’éducation et la formation des jeunes et dans l’autonomisation des femmes pour qu’elles puissent participer activement aux progrès de leurs pays dans les domaines de l’économie et du développement.

 

Les progrès de la région sont menacés par le changement climatique et d’autres problèmes liés à l’environnement. Cependant, selon un scénario de « catastrophe environnementale » sévère, en l’absence de progrès significatifs en matière d’atténuation du changement climatique, les progrès réalisés par l’ensemble de l’Afrique subsaharienne en termes de développement humain pourraient être stoppés, voire même inversés d’ici 2050, plongeant des centaines de millions de personnes supplémentaires dans la pauvreté extrême.


Le Rapport examine également l’importance des mécanismes et des institutions au niveau régional pour l’amélioration des infrastructures et des marchés dans l’ensemble de la région et pour l’élimination des obstacles à l’entrepreneuriat, comme le manque de financement et les entraves liées à la réglementation.

Les groupes sous-régionaux de commerce et d’investissement, tels que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest et le Marché commun du Sud, ont également favorisé l’interaction économique et la coopération stratégique dans d’autres domaines, comme la sécurité ou la gestion des ressources en eau.


Ces accords bilatéraux et régionaux sont autant d’opportunités de renforcer l’intégration économique Sud- Sud et d’offrir un milieu de formation pour consolider les atouts concurrentiels. En Afrique de l’Est, une intégration régionale plus élevée a même permis de protéger les économies des chocs mondiaux.


Selon le Rapport, une intégration régionale associée à des partenariats avec des économies développées et émergentes permettra à l’Afrique subsaharienne de se maintenir sur la voie de la croissance et d’améliorer la
vie de millions de personnes.


Coups de projecteur sur le développement en Afrique


• L’Angola, le Burundi, la République démocratique du Congo, l’Éthiopie, le Libéria, le Mali, le
Mozambique, le Niger, le Rwanda, la Sierra Leone, la Tanzanie sont certains des pays qui ont enregistré
une amélioration significative de leur IDH depuis l’année 2000.
• En 2050, l’IDH agrégé pourrait s’élever à 52 % en Afrique subsaharienne (de 0,402 à 0,612).
• Au cours de la dernière décennie, près de la moitié des fonds destinés aux infrastructures en Afrique
subsaharienne a été apportée par des gouvernements et des fonds régionaux provenant de tout le Sud.
• Les régions et les groupes de l’IDH présentent des disparités importantes en termes de réalisations. Ce
ratio est plus élevé en Afrique subsaharienne, suivie par les États arabes.
• De 2003 à 2008 (les cinq années antérieures à la crise financière mondiale), le revenu par habitant dans
la région a augmenté de 5 % par an, plus du double qu’au cours des années 1990.
• Même si certains pays d’Afrique subsaharienne ont amélioré la valeur de leur indice des inégalités de
genre (IIG) entre 2000 et 2012, leurs résultats demeurent inférieurs à ceux des pays d’autres régions,
surtout à cause des taux de mortalité maternelle et des taux de fécondité chez les adolescents plus élevés
et des déficits profonds en matière de réussite scolaire.
• L’augmentation spectaculaire de la connexion téléphonique est à mettre presque au seul crédit
d’entreprises basées en Inde, en Afrique du Sud et aux Émirats arabes unis.
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À PROPOS DE CE RAPPORT : Le Rapport sur le développement humain est une publication du
Programme des Nations Unies pour le Développement indépendante sur le plan éditorial. Pour le
téléchargement gratuit du Rapport sur le développement humain 2013 en dix langues et des documents de
référence supplémentaires sur ses indices et ses implications spécifiques à chaque région, veuillez vous
rendre sur le site : http://hdr.undp.org/fr/.