Réduction de la pauvreté
et réalisation des OMD
Cliquez sur un pays mis en évidence pour en savoir davantage
sur les résultats de développement du PNUD pour 2010/2011.
UNDP World Map Jamaica Liberia Ethiopia Mongolia Syria Armenia
13%
Proportion des
dépenses du PNUD
directement liées
aux progrès de la
réalisation des
OMD dans les
pays de programme.
100
Nombre de planificateurs économiques des régions Afrique et Asie et Pacifique formés par le PNUD à l'intégration de la dimension de genre dans les stratégies de réduction de la pauvreté, les politiques économiques et les plans de finances publiques au niveau national.
29
Nombre de pays
dans lesquels le
PNUD a été le
bénéficiaire principal
de subventions
nationales octroyées
par le Fonds mondial
de lutte contre le
sida, la tuberculose
et le paludisme.
Gros Plan | Mongolie

Mongolie : Créer une économie résiliente

Un programme novateur de microfinance du PNUD, lancé aux premiers stades de la transition de la Mongolie vers un régime démocratique, a transformé les conditions de vie de milliers de Mongols en créant des possibilités économiques et en contribuant à les protéger de la concurrence d'une économie de marché.

Au cours des années 1990, la Mongolie s'est engagée sur la voie d'une transformation qui l'a fait passer d'une économie planifiée de style soviétique à l'économie de marché. La libéralisation du marché, la réforme monétaire, la restructuration du secteur financier et la décentralisation administrative ont ouvert de nouvelles possibilités aux petites et moyennes entreprises.

Malgré une accélération impressionnante de la croissance économique dans le pays, les nettes améliorations qui en ont découlé n'ont pas bénéficié à toute la population. Les personnes vivant en deçà du seuil de pauvreté et les familles établies hors des centres urbains ont souvent été laissées pour compte.

Pour faire bénéficier les communautés défavorisées de la nouvelle libéralisation économique, le gouvernement a lancé à titre pilote un programme expérimental de microfinance avec l'appui du PNUD et de son programme mondial MicroStart.

En partenariat avec les pouvoirs publics et plusieurs ONG, le PNUD a fourni une subvention initiale d'un million de dollars pour permettre l'implantation dans le pays d'un programme MicroStart de microfinance, lequel a été officiellement établi en Mongolie en 1999. Au cours des années qui ont suivi, le cadre de réglementaire du microcrédit a été progressivement élaboré et la Banque asiatique de développement, Mercy Corps et d'autres bailleurs de fonds ont apporté leur concours à l'initiative.

En 2001, ce programme est devenu la XacBank, banque commerciale indépendante, active sur le marché mongol. Dès le lancement du projet, les services de microfinance, notamment les services financiers tels que crédit, assurance, transferts et surtout épargne, ont été axés sur les groupes à faible revenu. L'accès aux services de crédit s'est étendu aux régions rurales de la Mongolie et il continue de s'élargir grâce à des services bancaires mobiles.

Aujourd'hui, la XacBank est devenue une institution autonome qui dégage des bénéfices et qui possède un portefeuille de près de 85 000 prêts. Sa collaboration avec le PNUD a évolué, ses activités restant axées sur les pauvres. De 2006 à 2008, elle est devenue une institution financière partenaire qui octroie des prêts à des taux préférentiels aux petits entrepreneurs appuyés par le PNUD. En 2010, elle a élaboré un programme distinct de produits écologiques qui offre des prêts à faible taux d'intérêt pour les produits liés à l'énergie aux clients à faible revenu. Ces nouveaux programmes témoignent du dynamisme de la banque et de sa capacité ainsi que de sa volonté se lancer de nouveaux domaines, selon les besoins de sa clientèle et du pays.

Tsetsegdelger Byamba y su marido Hatanbaatar perdieron todo luego de la disolución de la Unión Soviética en 1991. El desempleo, la enfermedad de una de sus hijas y un incendio en su hogar destruyeron la vida que llevaban. Tsetsegdelger recurrió a XacBank en 2004 y recibió su primer préstamo de 250.000 togrogs, equivalentes a unos 200 dólares, para ampliar su empresa
de reciclado. En los años siguientes recibió otros pequeños créditos para
construir un invernadero y comprar gallinas y gallos. –Mi vida entre 2000 y
2009 ilustra lo que significa no rendirse–, afirmó. Su empresa de reciclado creció y actualmente produce bolsas de algodón reutilizables. Su huerta y granja avícola están prosperando. Incluso estableció su propio grupo de autoayuda para que las mujeres pudieran acceder a préstamos de XacBank para sus pequeñas empresas.

Tsetsegdelger Byamba et son mari Hatanbaatar sont de ceux qui ont tout perdu à la suite de la dissolution de l'Union soviétique en 1991. Ils ont connu le chômage, l'une de leurs filles est tombée malade et un incendie a détruit leur maison.

Tsetsegdelger Byamba s'est adressée à la XacBank en 2004, qui lui a octroyé son premier prêt, d'un montant de 250 000 togrogs (environ 200 dollars) pour développer son entreprise de recyclage. Elle a reçu au cours des années suivantes d'autres microprêts pour construire une serre et pour acheter des poules et des coqs. « Ma vie, de 2000 à 2009, est un exemple du refus de l'abandon », dit-elle.

Son entreprise de recyclage s'est développée et elle produit à présent des sacs en coton réutilisables. Tsetsegdelger Byamba possède un élevage de volaille et une exploitation maraîchère qui prospèrent. Elle a même formé son propre groupe d'entraide pour femmes, qui peuvent ainsi contracter des emprunts auprès de la XacBank pour leurs petites entreprises.
(Photo : Puntsag Densmaa/PNUD)

Jamaïque
550 M$
Montant économisé sur les
paiements d'intérêts annuels,
grâce à l'assistance que le PNUD
a apporté au gouvernement en
2010 lors des négociations de
conversion de la dette.
En Jamaïque, il a aidé le gouvernement à négocier avec ses créanciers nationaux un accord de conversion de dette, qui a été conclu en janvier 2010. L'opération a valu à l'État jamaïcain des économies de service annuel de 550 millions de dollars, soit 3 % du produit intérieur brut. Pour appuyer les initiatives de planification macroéconomique du gouvernement et seconder ses efforts visant à obtenir le soutien d'organisations multilatérales, le PNUD a financé un certain nombre d'études sur les dépenses fiscales et sur l'établissement de priorités dans les dépenses publiques.
Ethiopie

Reportage photo

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1

Le PNUD a apporté son concours à la création de la première Bourse des produits de base de l'Éthiopie, à Addis-Abeba. L'Ethiopian Commody Exchange (ECX) est une initiative novatrice à laquelle ont œuvré en collaboration des entités publiques et privés et qui a modernisé la commercialisation des denrées agricoles en reliant les producteurs, les négociants, les acheteurs et les exportateurs à une place d'échanges polyvalente où ils se rencontrent face à face.

Photo : PNUD Ethiopie

2

Courtiers donnant des ordres à la criée sur le parquet de la Bourse des produits de base de l'Éthiopie en mai 2011. Hamid Hussein (à droite), 38 ans, a fondé sa propre maison de courtage lorsqu'il a appris qu'une bourse serait établie à Addis-Abeba. Sa société, Hamid Trading, négocie des contrats sur le café, le sésame, les haricots et le maïs. Elle avait 50 clients en 2009 et 190 en 2011.

La Bourse des produits de base est une nouveauté pour l'Éthiopie et la première en son genre en Afrique. Elle vise à révolutionner l'agriculture éthiopienne traditionnelle en créant une nouvelle place d'échange desservant tous les acteurs du marché, agriculteurs, négociants, transformateurs, exportateurs et consommateurs.

Photo : PNUD Ethiopie

3

Demelash Gebeyehu (au centre) est courtier à la Bourse, où il représente la Coopérative Admas, coopérative de producteurs de graines de sésame située dans les hautes terres du nord de l'Éthiopie. Il s'entretient ici avec Almaw Gashaw, 45 ans, et Ayalew Birhanu, 34 ans, administrateurs et membres de la coopérative avant l'ouverture d'une séance.

La coopérative a adhéré à la bourse en 2010 suite au bouche à oreille favorable des ses membres. Elle a versé une redevance d'admission de 105 000 birrs (environ 6 200 dollars) et a déjà vu ses bénéfices augmenter grâce au système de vente directe de la bourse, qui élimine les opérations de chargement et leur coût, qui s'élevait dans le passé à 70 000 birr (4 150 dollars EU).

Almaw Gashaw et Ayalew Birhanu ont interrompu leurs études secondaires deux ans avant la fin et possèdent chacun 1,5 hectare de terres qu'ils exploitent. Grâce aux possibilités économiques offertes par la bourse, ils espèrent que leurs enfants pourront terminer leurs études. Almaw Gashaw dit qu'il emploie sa part de bénéfices pour payer les frais de scolarité de ses six enfants, notamment pour son aîné qui est inscrit dans un collège privé.

Photo : PNUD Ethiopie

4

Courtiers attendant les clients sur le parquet de la bourse. Il est estimé que 850 000 agriculteurs, soit environ 12 % des exploitants agricoles du pays, bénéficient à présent de la Bourse des produits de base de l'Éthiopie. Janvier 2011 a marqué le millième jour d'opérations boursières, les produits négociés ayant dépassé au total la valeur d'un milliard de dollars. Aujourd'hui, la bourse compte 450 membres, 5 400 clients et il s'y effectue en moyenne 14 527 transactions par jour.

Photo : PNUD Ethiopie

5

Israel Kenaw (à gauche), 42 ans, fait une offre sur le parquet de la bourse. Il est partenaire d'une nouvelle société privée qui intervient aujourd'hui en bourse après 12 ans dans le commerce du café. Dans le passé, note-t-il, il n'était pas rare d'attendre tout un mois avant d'être payé, étant donné que l'opération se faisait selon un long processus comportant la livraison du produit à l'entrepôt de l'acheteur, puis un contrôle de la qualité, avant l'émission du chèque de paiement. Grâce à la bourse, cette longue attente n'est plus nécessaire et Israel Kenaw est aujourd'hui payé dans les 24 heures de la conclusion du marché et ses 75 clients peuvent s'attendre à recevoir leur argent dans les 48 heures.

Photo : Simon Maina/AFP pour le PNUD

Le PNUD a apporté son concours à la création de la première Bourse des produits de base en Ethiopie, initiative novatrice à laquelle ont collaboré des entités publiques et privées et qui a modernisé la commercialisation des denrées agricoles en reliant les producteurs, les négociants, les acheteurs et les exportateurs à une place d'échanges polyvalente où ils se rencontrent face à face. On estime que 850 000 agriculteurs, soit environ 12 % du total national, bénéficient aujourd'hui de la Bourse des produits de base éthiopienne, qui a célébré en janvier 2011 son millième jour d'activité. Le montant des transactions effectuées s'élève à ce jour à plus d'un milliard de dollars. La Bourse des produits de base éthiopienne compte actuellement 450 membres et 5 400 clients et elle supervise une moyenne de 14 527 transactions par jour.

Syrie
Femmes travaillant dans une entreprise de produits textiles établies avec l'aide d'un programme de microfinance du PNUD, dans de la région de Jabal al-Hoss, dans le nord de la Syrie. Les femmes qui participent à ce programme acquièrent de nouvelles aptitudes dont elles peuvent tirer parti pour contribuer à la croissance de l'économie locale. Cette réinvention de leurs rôles traditionnels a le double avantage de leur apporter une sécurité financière plus grande et d'être plus respectées et appréciées en tant que membres de leur communauté.

Femmes travaillant dans une entreprise de produits textiles établies avec l'aide d'un programme de microfinance du PNUD, dans de la région de Jabal al-Hoss, dans le nord de la Syrie. Les femmes qui participent à ce programme acquièrent de nouvelles aptitudes dont elles peuvent tirer parti pour contribuer à la croissance de l'économie locale. Cette réinvention de leurs rôles traditionnels a le double avantage de leur apporter une sécurité financière plus grande et d'être plus respectées et appréciées en tant que membres de leur communauté.
(Photo : PNUD Syrie)

En décembre 2010, en Syrie, un projet appuyé par le PNUD favorisant l'autonomie des femmes et l'atténuation de la pauvreté s'inscrit dans le cadre d'un programme national qui favorise l'amélioration des conditions de vie des femmes par l'apport d'une large gamme d'opportunités sociales et économiques. Mis en œuvre par le ministère des Affaires sociales et du Travail, en coopération avec le PNUD, le projet apporte aux femmes des appuis en faveur des petites entreprises et leur offre des formations de base pour leur permettre de mieux s'occuper de leur ménage et de leurs enfants.

Le PNUD a également œuvré avec les administrations gouvernementales locales pour encourager les hommes à accorder des droits d'héritage aux femmes de leur famille, ce qui permet à celles-ci de présenter des garanties pour obtenir des micro-prêts.

À la fin 2010, le projet avait ciblé plus de 70 villages, en particulier dans les régions défavorisées du
nord-est, et alloué des fonds à plus de 230 projets générateurs de revenus. Une formation avait été offerte à 3 145 femmes et 40 cours d'alphabétisation avaient été dispensés. La Ligue des États arabes a signalé cette initiative en tant que modèle pour la région.

Arménie
250 000
Nombre d'Arméniens ayant bénéficié des programmes de développement local du PNUD visant l'eau, l'assainissement, l'électricité, le gaz, la création d'emploi, la microfinance et la réhabilitation de l'environnement.
600+
Nombre de petits entrepreneurs formés par le PNUD en Arménie.
En Arménie, le PNUD a concentré son appui sur la réduction de la pauvreté au niveau local, où des solutions du crû ont été appliquées. Les projets de développement local ainsi mis en oeuvre ont contribué à combler les considérables écarts socioéconomiques dans ce pays. Le PNUD a formé plus de 600 personnes qui ont fondé des petites entreprises dans certaines des communautés les plus reculées et les moins développées et il a accordé près d'un demi-million de dollars de prêts. Cet investissement a permis la création de plus de 290 entreprises.

Par ailleurs, dans chacune des communautés où le PNUD lance des projets, des groupes de citoyens oeuvrent avec des fonctionnaires municipaux pour déterminer les priorités budgétaires. Les projets de budget sont alors distribués à tous et font l'objet de débats lors d'audiences publiques, ce qui assure une large participation populaire.
Libéria
95%
des centres de santé du Libéria ont été détruits durant la guerre civile.
150 000
personnes ont reçu au Libéria,
avec l'appui du PNUD, des
traitements et des conseils
de lutte contre le VIH/sida.
Au Libéria, la guerre civile avait endommagé ou détruit 95 % des établissements de santé du pays, accroissant de ce fait la vulnérabilité déjà élevée de la population à des maladies évitables telles que le paludisme, la tuberculose et le VIH/sida. Un programme géré par le PNUD a apporté au ministère de la Santé l'expertise requise pour lui permettre d'assumer les fonctions de bénéficiaire principal d'une subvention de plusieurs millions de dollars octroyée par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Le PNUD a organisé plusieurs formations pour le personnel du ministère, assuré un encadrement sur place des travailleurs de santé de 15 comtés et organisé pour les cadres des visites d'étude au Ghana et au Rwanda, pays qui gèrent tous deux leurs programmes du Fonds mondial avec succès.

Ces efforts ont permis au ministère de la Santé du Libéria de formuler des procédures standard pour garantir la qualité de la prise en charge et des soins dispensés aux patients. Il est à présent doté d'un système de comptabilité informatisé et applique les normes généralement acceptées en matière d'information financière et d'audit. Avec l'appui du PNUD, le Service pharmaceutique national achète et fournit aujourd'hui des antirétroviraux d'une valeur de plus de 2 millions de dollars, soit près de quatre fois plus qu'avant le lancement du programme. À la fin 2010, plus de 150 000 personnes vivant avec le VIH/sida avaient reçu des traitements et des conseils d'accompagnement dans 114 nouveaux centres. De plus, des dizaines de milliers de femmes enceintes avaient subi des tests de dépistage du VIH, et le ministère de la Santé recevait directement les subventions du Fonds mondial et en assurait lui-même la gestion.