sur les résultats de développement du PNUD pour 2010/2011.
travail créées par les
programmes de création
d'emploi de type « Argent
contre travail » du PNUD
en faveur des hommes et
des femmes touchés par
les crises.
Irak : Renforcer la
sécurité
pour le bénéfice
des femmes
Un programme du PNUD mis en
oeuvre en IRAK a pour objet d'appuyer
des programmes ayant trait à l'état de
droit en vue d'accroître les protections
et l'accès à la justice pour les femmes
et s'inscrivant dans le cadre d'un effort
général d'amélioration de la sécurité
dans le pays.
« L'insécurité générale a, de toute évidence, touché le plus durement les populations vulnérables, et lorsque l'on examine la situation pour les femmes, loin de s'améliorer, les choses ont empiré pour elles depuis 2003 », a noté Helen Olafsdottir, conseillère du PNUD pour la prévention des crises et le relèvement en poste en Irak. « Nous avons pu constater de graves carences dans les domaines de la violence domestique et de la violence sexiste en général. »
Il n'existe pas en Irak de cadre juridique solide pour protéger les femmes de la maltraitance. Le problème est aggravé par le manque de formation appropriée du personnel médical et des forces de l'ordre sur la conduite à tenir face à la violence sexiste.
En septembre 2010, le PNUD a aidé à coordonner un cours de formation dispensé à Erbil à l'intention d'officiers de police, de travailleurs sociaux, d'avocats et de juges de tout le pays, où furent présentées les pratiques optimales régionales en matière d'intervention des forces de l'ordre et de services d'appui pour les survivantes de violences sexistes.
Des spécialistes de la police jordanienne ont formé le premier groupe de 40 officiers de police irakiens, 20 du gouvernement central et 20 de la région du Kurdistan, sur l'administration des Directions de protection familiale. La participation de formateurs jordaniens a assuré le respect des pratiques culturelles et a encouragé la coopération régionale.
Par le biais de deux autres programmes du PNUD dans le domaine de la primauté du droit, chacun étant mis en oeuvre jusqu'à la fin de l'année 2011, le gouvernement dispense également un programme de formation complet pour sensibiliser les juges irakiens aux normes internationales et irakiennes relatives aux droits des femmes et au droit à un jugement équitable.
Ce programme comporte 23 cours de formation portant sur toute une gamme de sujets, juridiques et administratifs, notamment la violence sexiste, l'égalité des sexes, l'arbitrage, le droit procédural, la conduite d'enquêtes justes et équitables, la lutte contre la corruption, les droits de la personne, le droit de la famille, la planification stratégique, la formation des formateurs et la déontologie judiciaire. En janvier 2011, plus de 400 juges
Femmes du village de Grand Boulage, dans le centre
d'Haïti, construisant des murs de pierre sur les berges d'un
cours d'eau, en vue de limiter l'érosion. Ces villageoises
participent à une initiative conjointe « Argent contre
travail » du PNUD et du PAM qui crée des emplois
temporaires et injecte des ressources financières des
plus nécessaires dans l'économie locale après le séisme
de janvier 2010. Ce programme particulier vise à la
réhabilitation du bassin versant en vue de réduire les
risques d'inondations.
(Photo : Mariana Nissen/PNUD)
Reconstruire en miuex après le séisme de 2010
Le 12 janvier 2010, un séisme d'une magnitude de 7,0 a frappé Haïti, faisant plus de 300 000 morts et déplaçant 1,5 million de personnes. Le monde a réagi promptement à la catastrophe, en envoyant de l'aide et des équipes de secours, en annonçant des contributions monétaires et des appuis en faveur d'un processus de relèvement, dans un pays qui connaissait déjà des taux élevés de pauvreté et d'inégalité. « Reconstruire Haïti en mieux » constitue un défi de taille qui exigera plusieurs années d'efforts.
Le PNUD s'est fixé pour tâche d'aider
le pays à reconstruire et à devenir plus
résilient. Tout au long de l'année 2010, il
s'est employé à favoriser une transition
rapide menant au relèvement dans le long
terme. Il a rétabli les moyens d'existence,
l'infrastructure gouvernementale et les
services publics, et apporté à ceux et à
celles qui avaient survécu l'espoir et les
moyens de reconstruire leur vie.
Durant l'année dernière, en partenariat avec
le Programme alimentaire mondial (PAM ),
le PNUD a employé 240 000 personnes
touchées par le séisme, déblayé un million
de mètres cubes de gravats, apporté des
contributions notables à la coordination et
à la transparence de l'aide internationale
tandis que les annonces d'aide continuaient
d'affluer. Il a aussi aidé le gouvernement à
tous les niveaux à rétablir l'infrastructure
physique et les ressources humaines
essentielles pour l'avenir d'Haïti.
Dans le cas d'Haïti, le relèvement est bien
plus qu'une affaire de reconstruction des
logements et de rétablissement des moyens
d'existence et de l'infrastructure. Il exige
une reconstruction de communautés et
d'institutions toutes entières. De nombreux
cadres gouvernementaux et dirigeants
locaux ont péri dans la catastrophe, ainsi
que des milliers de fonctionnaires. Les
bâtiments de l'administration de l'État sont
en ruines et l'infrastructure publique déjà
faible pratiquement réduite à néant.
Le PNUD aide le gouvernement à établir un
plan de relèvement à long terme, qui repose
sur la conviction qu'il ne saurait y avoir de
véritable relèvement sans que l'on donne
aux Haïtiens les moyens de s'atteler
eux-mêmes à cette tâche.
Nos projets « Argent contre travail » et
« Nourriture contre travail » mis en oeuvre
en association avec le PAM s'inscrivent
dans le cadre d'un programme de grande
envergure à forte intensité de main-d'oeuvre
qui a fourni du travail à ceux et celles qui
avaient perdu leurs moyens d'existence.
Les emplois ainsi créés ont permis aux
communautés d'assurer elles-mêmes le
déblayage des décombres, le nettoyage des canaux d'évacuation de l'eau et le
ramassage des ordures dans les quartiers
ravagés par le séisme. Ces programmes
d'emplois temporaires, entrepris en
coopération avec d'autres organismes des
Nations Unies, de communautés locales
et d'organisations non gouvernementales
(ONG) apportent une injection vitale de
capitaux dans l'économie locale. On estime
que 1,2 million de personnes en ont
bénéficié jusqu'à présent.
Reportage photo
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Appui au relèvement durable
Les inondations diluviennes qui ont affecté
un cinquième du territoire pakistanais et
18 millions de ses habitants en juillet, août
et septembre 2010 sont les plus graves de
l'histoire du pays, certaines régions étant
restées submergées plusieurs mois.
Du fait de sa présence de longue date au
Pakistan, et avec le soutien financier de
toute une série de partenaires, le PNUD a
pu lancer promptement un programme
de relèvement rapide pour aider les
membres des communautés des régions
les plus gravement touchées à reconstruire
leur existence, tout en secondant les
efforts déployés par les institutions
gouvernementales pour faire face aux
besoins urgents résultant de la crise.
Au début des inondations, le PNUD
a déployé dans de brefs délais
31 fonctionnaires supplémentaires.
Cette équipe comprenait des experts en
matière de crise et de relèvement et du
personnel d'appui venu du monde entier.
Il a également alloué 4,7 millions de dollars,
prélevés sur son Fonds d'affectation
spéciale pour la prévention des crises et
le relèvement, à son bureau de pays au
Pakistan pour élaborer une stratégie de
relèvement et lancer des travaux immédiats,
Le PNUD est ainsi parvenu à mobiliser
80 millions de dollars de plus.
Plus de 200 000 personnes bénéficient
directement de projets du PNUD qui
soutiennent les premières phases de
leur relèvement.
C'est ainsi que dans la province du Punjab, le
PNUD a fourni des semences et des engrais
à des petits exploitants dont les terres
et le matériel avaient été détruits par les
inondations. Les bénéficiaires ont ainsi pu
remettre en valeur quelque 2 830 hectares
de terres. Des milliers d'agriculteurs du sud
de la province participent également aux
programmes « Argent contre travail » PNUD,
dans le cadre d'un projet de réfection de
routes de desserte rurales reliant les villages
agricoles aux marchés locaux.
De même, dans le sud du Punjab, plus de
1 000 femmes ont pris part à un projet
du PNUD pour déblayer les gravats de
bâtiments publics, de champs et de maisons
privées. Elles touchent 176 dollars pour
50 jours de travail et nombreuses sont celles
qui se servent de ce revenu comme capital
de lancement d'une petite entreprise.
Dans toutes ces régions, des centaines
de gens ont eu recours aux services
itinérants du PNUD qui émettent ou
remplacent les pièces d'identité et autres
documents nécessaires pour présenter
des demandes d'aide. Le PNUD continuera
d'oeuvrer au Pakistan avec les pouvoirs
publics fédéraux et locaux et avec les ONG
partenaires dans 28 des districts les plus
gravement affectés pour maintenir son
appui aux initiatives de relèvement rapide
au niveau local.
Une femme et sa fille participent à un défilé organisé à Nairobi (Kenya) pour fêter l'adoption de la nouvelle Constitution en 2010. Slogan en swahili sur les tee-shirts : « Une nouvelle Constitution, un nouveau départ ». (Photo : PNUD Kenya)
Le PNUD a joué un rôle de premier plan dans la
prévention de la violence au KENYA, en rapport
avec le référendum de 2010 sur la Constitution. Il a
oeuvré avec les partenaires nationaux pour forger
un consensus sur le projet de Constitution avant
les élections, instaurer des procédures électorales
crédibles et mettre en place un système d'alerte
rapide et de réponse faisant usage de textos,
d'alertes aux média et d'« observateurs de la paix »
auxquels il avait dispensé une formation et qui ont
été déployés dans plus de 100 districts.
Ces efforts
ont évité plus d'une centaine d'incidents violents
potentiels dans la seule province de la Vallée du Rift.
Selon un groupe de 300 chefs d'entreprise kényans,
les violences postélectorales de 2008 ont coûté au
pays environ 3,6 milliards de dollars et près de
500 000 emplois à faible revenu et à revenu
intermédiaire ; plus de 300 000 personnes ont été
déplacées et on a déploré 1 200 morts. Lors du référendum
de 2010, au contraire, il n'a pas été relevé
un seul incident violent.









