Prévention de crises et relèvement
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sur les résultats de développement du PNUD pour 2010/2011.
UNDP World Map Kazakhstan Haiti Iraq Kenya Pakistan
86
Pays bénéficiant de l'appui du PNUD en matière de prévention des crises et de relèvement.
68%
Proportion des dépenses du PNUD dans le domaine de la prévention des crises et du relèvement concentrées sur l'égalité des sexes.
8 000 000
Nombre de journées de
travail créées par les
programmes de création
d'emploi de type « Argent
contre travail » du PNUD
en faveur des hommes et
des femmes touchés par
les crises.
Gros Plan | Irak

Irak : Renforcer la
sécurité pour le bénéfice
des femmes

Un programme du PNUD mis en
oeuvre en IRAK a pour objet d'appuyer
des programmes ayant trait à l'état de
droit en vue d'accroître les protections
et l'accès à la justice pour les femmes
et s'inscrivant dans le cadre d'un effort
général d'amélioration de la sécurité
dans le pays.

« L'insécurité générale a, de toute évidence, touché le plus durement les populations vulnérables, et lorsque l'on examine la situation pour les femmes, loin de s'améliorer, les choses ont empiré pour elles depuis 2003 », a noté Helen Olafsdottir, conseillère du PNUD pour la prévention des crises et le relèvement en poste en Irak. « Nous avons pu constater de graves carences dans les domaines de la violence domestique et de la violence sexiste en général. »

Il n'existe pas en Irak de cadre juridique solide pour protéger les femmes de la maltraitance. Le problème est aggravé par le manque de formation appropriée du personnel médical et des forces de l'ordre sur la conduite à tenir face à la violence sexiste.

En septembre 2010, le PNUD a aidé à coordonner un cours de formation dispensé à Erbil à l'intention d'officiers de police, de travailleurs sociaux, d'avocats et de juges de tout le pays, où furent présentées les pratiques optimales régionales en matière d'intervention des forces de l'ordre et de services d'appui pour les survivantes de violences sexistes.

Des spécialistes de la police jordanienne ont formé le premier groupe de 40 officiers de police irakiens, 20 du gouvernement central et 20 de la région du Kurdistan, sur l'administration des Directions de protection familiale. La participation de formateurs jordaniens a assuré le respect des pratiques culturelles et a encouragé la coopération régionale.

Par le biais de deux autres programmes du PNUD dans le domaine de la primauté du droit, chacun étant mis en oeuvre jusqu'à la fin de l'année 2011, le gouvernement dispense également un programme de formation complet pour sensibiliser les juges irakiens aux normes internationales et irakiennes relatives aux droits des femmes et au droit à un jugement équitable.

Ce programme comporte 23 cours de formation portant sur toute une gamme de sujets, juridiques et administratifs, notamment la violence sexiste, l'égalité des sexes, l'arbitrage, le droit procédural, la conduite d'enquêtes justes et équitables, la lutte contre la corruption, les droits de la personne, le droit de la famille, la planification stratégique, la formation des formateurs et la déontologie judiciaire. En janvier 2011, plus de 400 juges

Gulizar Mohamad Omer is a social worker and the deputy head of Dahuk Women's Shelter in Kurdistan, Iraq, which was established in part with UNDP support. After three years at the shelter, she says that many abused women who come to the shelter for help must return to their communities because they lack other options. Back home they face great difficulties in leading a normal life free from stigmatization. Increased legal and economic empowerment for survivors of violence can hopefully go a long way toward addressing these major challenges. UNDP is supporting a network of women's shelters as they work to improve their services for women survivors of abuse and help them to better reintegrate into their former lives.

Gulizar Mohamad Omer est assistante sociale et directrice adjointe du Foyer féminin de Dahuk, dans la région du Kurdistan (Irak), qui a été établi grâce au concours du PNUD. Après trois ans au foyer elle note que beaucoup des femmes victimes de violences qui viennent y demander de l'aide n'ont pas d'autre option que de regagner leur communauté. Elles éprouvent de grandes difficultés à reprendre une vie normale en raison de la stigmatisation sociétale qui les y attend.

Une plus grande autonomie juridique et économique pour les survivantes de la violence pourra, il faut l'espérer, aider celles-ci à faire face aux difficultés. Le PNUD appuie un réseau de foyers pour femmes qui s'emploient à développer leurs services et à aider les femmes maltraitées à se réinsérer dans la société.
(Photo : Martine Perret/UN Photo)

Haïti
Women in the village of Grand Boulage, in central Haiti, build dry stone walls along the banks of a river, which will limit the effects of erosion. They are participants in a joint UNDP and WFP cash-for-work initiative that is providing temporary work and injecting much-needed cash into the local economy after the January 2010 earthquake. This particular programme is rehabilitating the watershed to prevent and reduce the risks of flooding.

Femmes du village de Grand Boulage, dans le centre d'Haïti, construisant des murs de pierre sur les berges d'un cours d'eau, en vue de limiter l'érosion. Ces villageoises participent à une initiative conjointe « Argent contre travail » du PNUD et du PAM qui crée des emplois temporaires et injecte des ressources financières des plus nécessaires dans l'économie locale après le séisme de janvier 2010. Ce programme particulier vise à la réhabilitation du bassin versant en vue de réduire les risques d'inondations.
(Photo : Mariana Nissen/PNUD)

Reconstruire en miuex après le séisme de 2010

Le 12 janvier 2010, un séisme d'une magnitude de 7,0 a frappé Haïti, faisant plus de 300 000 morts et déplaçant 1,5 million de personnes. Le monde a réagi promptement à la catastrophe, en envoyant de l'aide et des équipes de secours, en annonçant des contributions monétaires et des appuis en faveur d'un processus de relèvement, dans un pays qui connaissait déjà des taux élevés de pauvreté et d'inégalité. « Reconstruire Haïti en mieux » constitue un défi de taille qui exigera plusieurs années d'efforts.

Le PNUD s'est fixé pour tâche d'aider le pays à reconstruire et à devenir plus résilient. Tout au long de l'année 2010, il s'est employé à favoriser une transition rapide menant au relèvement dans le long terme. Il a rétabli les moyens d'existence, l'infrastructure gouvernementale et les services publics, et apporté à ceux et à celles qui avaient survécu l'espoir et les moyens de reconstruire leur vie.

Durant l'année dernière, en partenariat avec le Programme alimentaire mondial (PAM ), le PNUD a employé 240 000 personnes touchées par le séisme, déblayé un million de mètres cubes de gravats, apporté des contributions notables à la coordination et à la transparence de l'aide internationale tandis que les annonces d'aide continuaient d'affluer. Il a aussi aidé le gouvernement à tous les niveaux à rétablir l'infrastructure physique et les ressources humaines essentielles pour l'avenir d'Haïti.

Dans le cas d'Haïti, le relèvement est bien plus qu'une affaire de reconstruction des logements et de rétablissement des moyens d'existence et de l'infrastructure. Il exige une reconstruction de communautés et d'institutions toutes entières. De nombreux cadres gouvernementaux et dirigeants locaux ont péri dans la catastrophe, ainsi que des milliers de fonctionnaires. Les bâtiments de l'administration de l'État sont en ruines et l'infrastructure publique déjà faible pratiquement réduite à néant.

Le PNUD aide le gouvernement à établir un plan de relèvement à long terme, qui repose sur la conviction qu'il ne saurait y avoir de véritable relèvement sans que l'on donne aux Haïtiens les moyens de s'atteler eux-mêmes à cette tâche.

Nos projets « Argent contre travail » et « Nourriture contre travail » mis en oeuvre en association avec le PAM s'inscrivent dans le cadre d'un programme de grande envergure à forte intensité de main-d'oeuvre qui a fourni du travail à ceux et celles qui avaient perdu leurs moyens d'existence. Les emplois ainsi créés ont permis aux communautés d'assurer elles-mêmes le déblayage des décombres, le nettoyage des canaux d'évacuation de l'eau et le ramassage des ordures dans les quartiers ravagés par le séisme. Ces programmes d'emplois temporaires, entrepris en coopération avec d'autres organismes des Nations Unies, de communautés locales et d'organisations non gouvernementales (ONG) apportent une injection vitale de capitaux dans l'économie locale. On estime que 1,2 million de personnes en ont bénéficié jusqu'à présent.

Pakistan

Reportage photo

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1

Vue des inondations dévastatrices causées par les pluies de la mousson dans la province du Punjab, près de la ville de Multan, au Pakistan. Les inondations diluviennes qui ont affecté 18 millions d'habitants et dévasté un cinquième du territoire pakistanais en juillet, août et septembre 2010 sont les pires que l'on ait jamais enregistrées; certaines zones du sud du Pakistan sont restées submergées plusieurs mois.

Photo : Evan Schneider/UN Photo

2

Les populations déplacées par les inondations de la mousson se sont réfugiées à Sultan Colony, camp situé près de la ville de Multan, au Punjab. Le Secrétaire général Ban Ki-moon a visité le camp en août 2010 et s'est entretenu avec les victimes.

Présent de longue date au Pakistan, le PNUD a pu, avec le concours financier de toute une gamme de partenaires, lancer rapidement un programme de relèvement précoce pour aider les communautés des régions les plus gravement touchées à refaire leur vie tout en appuyant les institutions gouvernementales dans leurs efforts visant à faire face aux besoins urgents résultant de la crise.

Photo : Evan Schneider/UN Photo

3

Une bénéficiaire s'installe dans sa nouvelle maison, dans le village de Bhago Tewno, situé dans le district du Dadu Sindh. C'est l'une des nouvelles habitations construites dans le cadre d'une initiative du PNUD visant à redonner un logement aux populations touchées par les inondations dévastatrices. Des centaines de maisons ont été construites dans la région du Gilgit-Baltistan, dans le nord-est du Pakistan; la plupart d'entre elles ont été remises à des femmes chefs de famille.

Au début des crues, le PNUD a promptement dépêché sur le terrain 31 fonctionnaires de plus, dont des spécialistes en situations de crise et en relèvement et du personnel opérationnel et d'appui venant du monde entier. Il a également alloué 4,7 millions de dollars prélevés sur son Fonds d'affectation spéciale pour le relèvement, ce qui a permis à son bureau du Pakistan de formuler une stratégie de relèvement, d'entreprendre des travaux immédiats et de mobiliser 80 millions de dollars supplémentaires.

Photo : PNUD Pakistan

4

Une femme du village de Shah Wasaiyo, dans la province du Sindh, confectionne des vêtements pour sa petite entreprise. Elle a appris à coudre en suivant un cours de formation dispensé par le PNUD, après quoi elle s'est vu remettre, ainsi que ses compagnes de classe, l'équipement nécessaire à l'application de ses nouvelles compétences, en l'occurrence une machine à coudre. Des centaines d'hommes et de femmes des régions affectées par les inondations ont trouvé des moyens d'existence grâce à l'appui du PNUD.

Photo : PNUD Pakistan

5

Des villageoises du district de Muzaffargarh, dans la province du Punjab, chantent et dansent lors d'une cérémonie de distribution de chèvres, qui se déroule à proximité d'un élevage de chèvres nouvellement établi grâce au PNUD après les inondations. Après avoir participé à un programme de reconstruction « Argent contre travail » du PNUD, les femmes ont décidé de s'acheter des chèvres avec leur salaire. Les 137 femmes participant au projet s'occupent du troupeau à tour de rôle.

Photo : PNUD Pakistan

6

Hajra Bibi, 55 ans, vend des bracelets et du henné depuis 15 ans au bazar principal de Kot Adu, ville située dans le district de Muzaffargarh. Après la destruction de sa petite boutique par les inondations, le PNUD l'a aidée à relancer son entreprise en lui accordant une micro-subvention de 15 000 roupies, ce qui lui a permis de reconstituer son inventaire. Son fils Arif, âgé de 24 ans a suivi un programme de gestion des petites entreprises organisé avec le concours du PNUD. Arif a ensuite partagé ses connaissances avec sa mère.

Photo : PNUD Pakistan

7

Des femmes font la queue dans la province du Punjab, lors du passage d'une unité mobile, qui délivre de nouvelles cartes d'identité et divers documents nécessaires aux sinistrés pour demander l'aide de l'État. Dans de nombreux bureaux administratifs, les eaux ont emporté tous les registres. En partenariat avec l'Administration nationale de l'enregistrement du Pakistan, le PNUD a lancé un service d'unités mobiles qui sillonnent le pays pour aider les gens à se procurer les papiers d'identité indispensables. Plus de 10 000 personnes ont bénéficié de ce service, qui a permis à un grand nombre d'entre elles d'obtenir une identité juridique pour la première fois de leur vie.

Photo : PNUD Pakistan

8

Le PNUD aide les communautés à se relever par le biais de nombreuses initiatives « argent contre travail », qui donnent un coup de pouce à l'économie locale en donnant simultanément du travail aux gens qui ont perdu leurs moyens d'existence du fait des inondations. Les travailleurs ainsi employés ont déblayé les gravats, aménagé des routes et construit des ponceaux dans leurs communautés.

Photo : PNUD Pakistan

9

Un bénéficiaire d'un programme du PNUD « argent contre travail » concasse des cailloux pour reconstruire une route après les inondations dans la province de Kyber Pakhtunkhwa. Des milliers d'agriculteurs participent à ce type d'initiative dans le cadre de projets de réfection des routes de desserte qui relient les villages aux marchés locaux. Ces routes sont d'une importance vitale pour les agriculteurs en ce qu'elles leur permettent de vendre leur production dans les marchés urbains, sans passer par de coûteux intermédiaires. Les charrettes ont été remplacées par des camionnettes et des camions Suzuki, ce qui accélère considérablement les déplacements.

À l'avenir, le PNUD continuera de collaborer avec les autorités pakistanaises au niveau fédéral et local, ainsi qu'avec les ONG partenaires dans 28 des districts les plus durement touchés pour appuyer la mise en œuvre d'autres initiatives de relèvement rapide.

Photo : PNUD Pakistan

Appui au relèvement durable

Les inondations diluviennes qui ont affecté un cinquième du territoire pakistanais et 18 millions de ses habitants en juillet, août et septembre 2010 sont les plus graves de l'histoire du pays, certaines régions étant restées submergées plusieurs mois.

Du fait de sa présence de longue date au Pakistan, et avec le soutien financier de toute une série de partenaires, le PNUD a pu lancer promptement un programme de relèvement rapide pour aider les membres des communautés des régions les plus gravement touchées à reconstruire leur existence, tout en secondant les efforts déployés par les institutions gouvernementales pour faire face aux besoins urgents résultant de la crise.

Au début des inondations, le PNUD a déployé dans de brefs délais 31 fonctionnaires supplémentaires. Cette équipe comprenait des experts en matière de crise et de relèvement et du personnel d'appui venu du monde entier. Il a également alloué 4,7 millions de dollars, prélevés sur son Fonds d'affectation spéciale pour la prévention des crises et le relèvement, à son bureau de pays au Pakistan pour élaborer une stratégie de relèvement et lancer des travaux immédiats, Le PNUD est ainsi parvenu à mobiliser 80 millions de dollars de plus.

Plus de 200 000 personnes bénéficient directement de projets du PNUD qui soutiennent les premières phases de leur relèvement.

C'est ainsi que dans la province du Punjab, le PNUD a fourni des semences et des engrais à des petits exploitants dont les terres et le matériel avaient été détruits par les inondations. Les bénéficiaires ont ainsi pu remettre en valeur quelque 2 830 hectares de terres. Des milliers d'agriculteurs du sud de la province participent également aux programmes « Argent contre travail » PNUD, dans le cadre d'un projet de réfection de routes de desserte rurales reliant les villages agricoles aux marchés locaux.

De même, dans le sud du Punjab, plus de 1 000 femmes ont pris part à un projet du PNUD pour déblayer les gravats de bâtiments publics, de champs et de maisons privées. Elles touchent 176 dollars pour 50 jours de travail et nombreuses sont celles qui se servent de ce revenu comme capital de lancement d'une petite entreprise.

Dans toutes ces régions, des centaines de gens ont eu recours aux services itinérants du PNUD qui émettent ou remplacent les pièces d'identité et autres documents nécessaires pour présenter des demandes d'aide. Le PNUD continuera d'oeuvrer au Pakistan avec les pouvoirs publics fédéraux et locaux et avec les ONG partenaires dans 28 des districts les plus gravement affectés pour maintenir son appui aux initiatives de relèvement rapide au niveau local.

Kenya
A woman and her child participate in a procession in Nairobi, Kenya, celebrating the passage of the new Constitution in 2010. Participants are wearing shirts that say -A new Constitution, a new beginning- in Swahili.

Une femme et sa fille participent à un défilé organisé à Nairobi (Kenya) pour fêter l'adoption de la nouvelle Constitution en 2010. Slogan en swahili sur les tee-shirts : « Une nouvelle Constitution, un nouveau départ ». (Photo : PNUD Kenya)

Le PNUD a joué un rôle de premier plan dans la prévention de la violence au KENYA, en rapport avec le référendum de 2010 sur la Constitution. Il a oeuvré avec les partenaires nationaux pour forger un consensus sur le projet de Constitution avant les élections, instaurer des procédures électorales crédibles et mettre en place un système d'alerte rapide et de réponse faisant usage de textos, d'alertes aux média et d'« observateurs de la paix » auxquels il avait dispensé une formation et qui ont été déployés dans plus de 100 districts.

Ces efforts ont évité plus d'une centaine d'incidents violents potentiels dans la seule province de la Vallée du Rift. Selon un groupe de 300 chefs d'entreprise kényans, les violences postélectorales de 2008 ont coûté au pays environ 3,6 milliards de dollars et près de 500 000 emplois à faible revenu et à revenu intermédiaire ; plus de 300 000 personnes ont été déplacées et on a déploré 1 200 morts. Lors du référendum de 2010, au contraire, il n'a pas été relevé un seul incident violent.

Kazakhstan
UNDP has prepared local authorities in the Altai-Sayan region for the likelihood of increased forest fires as a result of climate change.

Le PNUD a préparé les administrations locales de la région de l'Altaï- Sayan aux risques accrus d'incendies de forêts résultant des changements climatiques. (Photo : PNUD Kazakhstan)