Environnement et développement durable
UNDP World Map Dominican Republic Senegal Belarus Lebanon Bhutan
124
Nombre de pays
recevant l'appui
du PNUD dans le
domaine de l'environnement et
du développement durable.
24,5 MILLIONS
Tonnes de CO2 non
émises grâce en partie aux
initiatives du PNUD dans
les domaines de l'efficacité
énergétique (14 projets) et
des énergies renouvelables
(30 projets) dans 27 pays.
29
Nombre de pays
où le PNUD a aidé
à formuler des
projets été financés
par le FEM.
Gros Plan | Bélarus

Bélarus : Atténuer les
effets des changements climatiques

Il y a 15 ans, au Bélarus, la tourbière de Bartenikha avait été réduite pratiquement à l'état de désert. Les nombreux oiseaux et plantes qui prospéraient dans ces terres humides délicates avaient disparu. Des années d'exploitation de leurs précieuses réserves de tourbe, utilisée comme combustible et dans la production d'engrais, avaient asséché le sol et causé la disparition de toute forme de vie.

Puis, en 2006, le PNUD et le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) ont lancé un projet conjoint ciblant les tourbières de tout le Bélarus qui, comme celle de Bartenikha, avaient été dégradées par l'exploitation commerciale et agricole. En l'espace de quatre ans, cette initiative a permis de sauver 28 200 hectares de tourbières, soit 6,4 % des terres du pays. Le but de ces efforts est de rétablir la riche biodiversité de ces terres ainsi que d'atténuer les effets des changements climatiques.

Les tourbières, qui contiennent un tiers du carbone du sol, constituent l'un des grands réservoirs de carbone de notre planète. Leur drainage assèche le sol et ces formations deviennent alors des foyers d'incendies naturels qui, par une combustion lente, rejettent dans l'atmosphère jusqu'à 235 000 tonnes de CO2 par an.

Le projet mis en oeuvre au Bélarus, dont le coût se situe entre 50 et 100 dollars par hectare, constitue un moyen économique de prévenir l'introduction de ce carbone dans l'atmosphère. À Bartenikha, l'inversion de la dégradation du marais a commencé tout simplement avec quatre vannes et quelques barrages construits avec l'appui du PNUD. Ces mesures ont mis fin à l'assèchement du sol qui s'était avéré si destructeur et l'écosystème, sa faune et sa flore ont commencé à se rétablir. Les feux de tourbe, qui coûtaient au pays 1,5 million de dollars par an, ont été pratiquement éliminés.

Les techniques d'aménagement hydraulique employées pour la remise en eau des tourbières dégradées offrent des avantages environnementaux et socioéconomiques considérables. Les terres réhabilitées présentent des conditions favorables à la chasse, à la pêche, à la cueillette de baies et à la collecte d'herbes médicinales pour les communautés locales, ainsi que de nouvelles possibilités pour le secteur du tourisme dans les régions affectées. Le projet de Bartenikha a été reproduit dans d'autres terres humides du Bélarus. En octobre 2010, l'initiative a été présentée comme un modèle particulièrement efficace de protection de la faune et de la flore sauvages lors de la Dixième Conférence des Parties de la Convention sur la diversité biologique de 1992, qui a eu lieu à Nagoya (Japon) en octobre 2010.

For the first time in almost 16 years, Marya Kazlouskaya harvests cranberries from the Bartenikha fen mire in the Minsk region of Belarus. Kazlouskaya and her fellow villagers were surprised and excited to see the return of cranberries to it, after a decade of intense peat extraction in the 1990s had left the fen mire ecosystem a dull lifeless landscape covered with patches of dry grass. Now that the Bartenikha fen mire has returned to life — in part with UNDP's support — Kazlouskaya and others in her community are planning to restart the area's once profitable cranberry industry.

Pour la première fois depuis près de 16 ans, Marya Kazlouskaya récolte des airelles dans la tourbière de Bartenikha située dans la région de Minsk au Bélarus. Comme d'autres villageois, elle fut à la fois surprise et ravie de constater le retour des airelles dans le marais dont l'écosystème avait été dévasté par une décennie d'extraction de la tourbe dans les années 1990 et qui n'était plus qu'une étendue de terres sans vie parsemées de touffes d'herbes sèches.

Le marais de Bartenikha étant aujourd'hui rendu à la vie, en partie avec l'appui du PNUD, Marya Kazlouskaya et les autres habitants de son village prévoient de relancer la production d'airelles, jadis source de bénéfices appréciables dans la région.
(Photo : © Andrei Liankevich)

Sénégal
109 000
Nombre d'habitants de 281 villages du Sénégal que le PNUD a aidés à formuler des plans de gestion et de surveillance de l'environnement.
Un projet du PNUD mis en œuvre au Sénégal intègre dans les systèmes de production ruraux les activités de conservation et de gestion durable des terres dans les zones protégées et leurs environs. En 2010, le PNUD a ainsi aidé 281 villages, soit 109 000 personnes, à formuler des plans de gestion communautaire et de surveillance de l'environnement. Ce projet a permis l'aménagement de coupe-feux, de brise-vent et de barrages, des activités de reboisement, la récupération de terres à des fins de mise en valeur agricole, la création de pépinières communautaires et l'établissement d'une caisse de crédit mutuel et d'épargne.
Liban
Students at a school in southern Lebanon learn how to construct environmentally-sensitive buildings. Teachers and students at 25 public schools in the region will receive a constant supply of electricity to their offices and classrooms following installation of solar panels that provide an alternative to expensive and polluting diesel generators, thanks in part to UNDP support. Like many public and private buildings across Lebanon, the schools experience daily blackouts that can last six hours or more. Solar-powered systems enable constant use of equipment, such as photo-copying machines, during sunny days which number more than 300 per year.

Des étudiants, dans le sud du Liban, apprennent à construire des bâtiments respectueux de l'environnement. Les salles de classe et les bureaux de 25 établissements d'enseignement publics de la région auront du courant sans interruption, grâce à la mise en place de panneaux solaires, alternative écologiquement rationnelle aux groupes électrogènes à moteur diesel qui sont à la fois coûteux et polluants, en partie avec un appui du PNUD. Comme de nombreux immeubles publics et privés dans tout le Liban, les établissements scolaires connaissent tous les jours des coupures d'électricité de six heures ou plus. L'électricité de source solaire permet de se servir en permanence de divers matériels, tels que les photocopieuses, pendant les jours ensoleillés (plus de 300 par an dans la région).

Au Liban, le PNUD a continué de fournir une assistance technique portant sur différents types d'applications dans les domaines de l'énergie renouvelable et de l'efficacité énergétique, plus de 50 projets pilotes ayant été mis en oeuvre en 2010. C'est ainsi que 10 établissements publics ont été équipés de dispositifs d'éclairage à bon rendement énergétique, que 5 petits hôpitaux ont été dotés de chauffe-eau solaires et que 26 systèmes photovoltaïques ont été installés dans des écoles. Bien plus important, sous l'effet direct de l'appui du PNUD en faveur d'une réforme de la politique environnementale de haut niveau, le Gouvernement du Liban s'est engagé à atteindre dans sa consommation énergétique un taux de 12 % d'énergie renouvelable d'ici 2020.
(Photo : PNUD Lebanon)

Bhoutan
Three hundred workers pull boulders from a river in Bhutan. They are part of a Government initiative — supported in part by UNDP — to artificially lower Thorthormi glacial lake, which is threatening to overflow due to the rapid melting of ice and snow.

Trois cents travailleurs dégagent un cours d'eau au Bhoutan, dans le cadre d'un projet gouvernemental appuyé en partie par le PNUD. L'intervention vise à baisser artificiellement le niveau du lac Thorthormi, lac glaciaire qui risque de déborder du fait de la fonte rapide des glaces et des neiges.

Le Bhoutan est exposé à des risques d'inondations subites provenant du débordement de lacs glaciaires, causé par l'augmentation de la fonte des neiges et des glaces, phénomène dévastateur pour les populations établies en aval. En 2005, les autorités du Bhoutan ont lancé un projet visant à abaisser artificiellement le niveau du lac glaciaire de Thorthormi. Ce projet est exécuté en partenariat avec le PNUD et financé par le Fonds pour les pays les moins avancés, le Fonds mondial pour la nature et le Gouvernement de l'Autriche.

L'approche pratique de cette entreprise est simple et novatrice. Étant donné que l'emploi de matériel lourd aurait un effet déstabilisant sur la moraine retenant le lac glaciaire, les travaux d'excavation sont effectués au moyen de simples outils à main pour creuser la glace, dégager les blocs rocheux et aménager un chenal de drainage. Ce projet à forte intensité de main-d'oeuvre apporte des revenus à plus de 350 travailleurs et contribue ainsi à soutenir l'économie locale. En outre, le projet met en place un système automatique d'alerte avancée dans toute la zone et assure la formation des membres des communautés aux dangers des inondations subites, ainsi qu'aux mesures d'adaptation à cette nouvelle réalité due aux changements climatiques.
(Photo : © Tashi Tshering/WWF Bhutan)

République dominicaine
1 295
Nombre de tonnes de produits
chimiques dangereux mis au
rebut en 2010 par 9 pays avec
l'aide du PNUD.
En République dominicaine, le PNUD appuie les efforts nationaux et locaux de promotion de la gestion durable des terres et de réduction de la pauvreté s'inscrivant dans le long terme. En 2010, un projet du PNUD a abouti à l'établissement de 500 fermes biologiques modèles dans le plus vaste bassin versant du pays, ce qui représente 10 % de toutes les exploitations agricoles d'une région comptant 600 000 habitants.

Ces fermes modèles servent à présenter des démonstrations de bonnes pratiques de gestion des sols et de gestion des cultures respectueuses de l'environnement. En outre, 294 exploitations supplémentaires situées dans la zone du bassin versant appliquent une forme de gestion durable des terres. Ceci a eu pour effet de réduire les applications d'herbicides et de pesticides chimiques, d'accroître le nombre de producteurs ayant accès à l'irrigation, de reboiser 534 hectares de terres et de mettre en place un Conseil du bassin versant.